Published on February 25 2013

© Blink© Blink© Blink

© Blink

Certains matins, en Thaïlande, au petit-déj, j'ai avalé en un clin d'œil, sans trop me poser de questions, le contenu de ces mini-flacons en verre coloré et aux principes actifs ésotériques: collagène, L-Glutathione, Co Q18… Blink, ils s'appellent, et dedans il n'y a que quelques dizaines de mililitres de jus de raisin mixé à de l'extrait de tomate japonais, à du collagène, à des "high vitamines" toutes plus nombreuses les unes que les autres (A, C, E...) ou carrément au coenzyme Q-10 ! Le tout vendu à prix d'or et promettant une peau plus rayonnante, plus dense ou plus élastique... Bref, de la nutricosmétique comme on l'aime, format ludique et formules pleine de promesses.

© Louise Watson

© Louise Watson

Les boutiques, drugstores et marchés de Thaïlande offrent par ailleurs quantité de produits monodoses ou si riquiqui par leur taille qu'ils ressemblent à de généreux échantillons: sérums à masser, crèmes à blanchir, masques en poudre à diluer, pochons d'herbes à humidifier, encens aux effluves lourds, papiers antibrillance, baumes rafraîchissants, huiles médicinales, sticks pour le nez... tous plus odorants les uns que les autres.

Blink, dans tous les 7/Eleven de Thaïlande, de 26 à 30 bahts l'unité (moins de 1 euro).

Published on #En Avion

Published on February 24 2013

La Dame de Canton

Si Mia a l'air si sombre sur la photo, c'est que je l'ai rencontrée un soir, dans un bus à Bangkok en partance pour les îles. Quinze heures de voyage, coach, pause & boat, de découvertes et de rires, en anglais s'il vous plaît, et cette complicité qui n'existe parfois que dans les hasards des rencontres en voyage.

Déjà dans le bus, assise à côté de moi, j'admirais d'un œil sa façon de dormir en se tenant droite comme un i, fluette, son minisac sur les genoux, alors même qu'elle avait sombré dans le sommeil à peine étions-nous partis (ou juste fermé les yeux...). Tandis que moi, je regardais Bangkok by night défiler, tentais de lire, grignotais, ne sachant où caser mes jambes…

Ce n'est qu'après la première pause du bus, vers 1 heure du matin (pour "manger", si si...), que nous avons entamé la conversation. « Alors, tu es française? De Paris? C'est si romantique! » J'ai eu beau démentir – il fait gris, froid, il pleut, le Parisien est grincheux, surtout avec le touriste asiatique, quant aux romantiques, s'ils pouvaient de temps en temps cesser de contempler le temps de leur vie qui s'évapore… – elle n'en démordait pas. Paris qu'elle n'a jamais vu mais qui lui inspirait des pétillements dans les yeux.

« Et toi, tu viens d'où ? – De Chine. De Canton. – Mince!... Et alors ça sent quoi, Canton? Et les odeurs de ton enfance? Et tu portes quoi comme parfum ? – Mais tu parles vraiment comme une journaliste!...» Merci, Mia. Pas sûre que tu puisses me lire de là-bas, mais contente d'écrire ce post en pensant à toi.

Mia, 25 ans

Canton, ça sent l'encens le matin, dans les appartements, et le poisson l'après-midi, près de la rivière des Perles. Rien à voir avec les effluves frais, verts, naturels de Ma On Shan, à trois heures de Canton, où se tient un Festival de poésie.
Enfant, j'habitais près d'une usine de pâtes. Le matin, le bus qui me menait à l'école traversait les bâtiments du site et je sentais cette odeur de nouilles, entre riz, eau et lait, que je n'ai jamais plus sentie depuis.
Mes parfums préférés, c'est Coco et Dior J'adore. Et Miss Dior chérie. Poison, c'est un peu trop pour moi ! Et les parfums Moschino, dont un à l'orange, on dirait un jus de fruit frais qu'on se serait renversé dessus !