Published on March 21 2013

© Eddie Gomez

© Eddie Gomez

20 mars ? 21 mars ? Quoiqu'il en soit, à minuit, ce soir, c'est déjà le printemps, si si. Et, en attendant de résoudre la délicate question de savoir si oui ou non il existe des parfums de saison, je vous présente L'Amandière.

Le designer anglais James Heeley (encore une histoire de créateur gagné par les effluves…) a imaginé cette gracieuse fragrance en y mettant toutes les odeurs qu'il aime sentir dans un jardin : tilleul, amande verte, rose, herbe fraîche, jacinthe sauvage, amandiers en fleurs dans le verger... « J'aime les notes optimistes », dit-il. On veut bien le croire en découvrant cet élixir de renaissance, qui va jusqu'à évoquer la fenaison de juin. « Le premier essai a été le bon », ajoute-t-il. Tant mieux ! L'Amandière me rappelle irrésistiblement un printemps comme il n'en existe que dans le sud de la France, ces printemps que les Parisiens de moins de 20 ans ne peuvent pas connaître...

© The Sniff Box/James Heeley

© The Sniff Box/James Heeley

Les quinze parfums lancés depuis 2001 par ce gentleman-créateur sont quelques-uns à mériter le détour olfactif : Bubblegum Chic nous rappelle que les Malabar de notre enfance étaient sans doute parfumés à la tubéreuse et au jasmin. Cardinal, un encens comme filtré par le soleil à travers les vitraux d'une église, fait un tabac chez les hommes en Italie. Quant à Sel Marin, le best-seller de la marque tous pays confondus, il s'affiche comme une fragrance solaire qui a besoin de la chaleur de la peau et de la caresse du vent pour s'épanouir. Tout un programme...

En attendant soleil et ciel bleu, il nous reste L'Amandière et les ballades de Bill...

L'Amandière, de James Heeley (extrait). 50 ml, 147 €.

Published on #Tocade

Published on March 5 2013

Formules courtes

Il fallait bien une info comme celle-là pour me contraindre à prendre la plume ce soir. Demain, mercredi 6, Actes Sud publie les deux premiers ouvrages de sa toute nouvelle collection "Essences", consacrée au parfum. Récits, poèmes, essais, fictions, la maison d'édition ne s'interdira aucune littérature pour évoquer la petite musique des odeurs.

Une promesse de textes denses ou vagabonds, savoureux comme le sont les livres de Cécile Ladjali et Lyonel Trouillot, qui ouvrent la série. Comme un écho à l'autobiographie olfactive de Philippe Claudel, Parfums, parue en septembre dernier chez Stock, qui démontrait s'il le fallait encore combien les parfums sont un thème narratif à part entière.

Corps et Ame, de Cécile Ladjali (80 p., 15 €), et Le Doux Parfum des temps à venir, de Lyonel Trouillot (58 p., 13,50 €).