Published on April 27 2013

© Christine Bussière

© Christine Bussière

Bar à parfums, Cour des senteurs, la semaine a été riche en découverte de nouveaux lieux olfactifs. À Paris, chez Liquides, dans une ruelle du Marais, on peut désormais s'enivrer de hautes fragrances, accoudé au comptoir en laiton de la belle boutique imaginée par un designer passionné d'essences, Philippe di Meo, et le créateur d'un label de parfumeurs indépendants, David Frossard. Au menu : les créations de Marc-Antoine Corticchiato (Parfums d'Empire), qui travaille le musc, les agrumes et l'iris comme personne, ou celles de Lynn Harris (Miller Harris), qui met en bouteille la pluie, les fleurs et l'Orient. Mais aussi les derniers nés d'Olfactive Studio, d'Odin ou de Frapin.... Ou les cinq nouveaux venus de Martine Denisot, femme de Michel (si si...), qui lance sa marque, Pour Toujours.

À Versailles, aussi, le parfum c'est pour toujours : la Cour des senteurs, qui ouvrira le 15 mai, perpétue la riche tradition de la ville en la matière. Dès le XVIIe siècle, les artisans versaillais rivalisent d'ingéniosité pour parfumer les éventails et les gants des courtisans. A deux pas du Petit Trianon et du Potager du roi – et pas loin non plus de l'école française de parfumerie la plus prestigieuse et de la plus grande bibliothèque des odeurs du monde – cette Cour des Senteurs mélange shopping de luxe (Diptyque, Guerlain, Maison Fabre...), saveurs gourmandes (Lenôtre a créé des macarons au jasmin, la fleur préférée de Marie-Antoinette) et balade sensorielle dans les jardins botaniques imaginés par l'architecte-paysagiste Nicolas Gilsoul. Elle abrite également une Maison des parfums, un lieu didactique où, de frise chronologique en bornes olfactives et fontaines à parfums, on découvre la grande histoire de la parfumerie et quelques-uns de ses chefs-d'œuvre.

Published on April 14 2013

"Femme meiade de Valentino", de Fernando Botero (1981)

"Femme meiade de Valentino", de Fernando Botero (1981)

L'écrivain Emmanuelle Bayamack-Tam, la petite quarantaine, partage avec sa sœur le goût des parfums désuets. Elle vient de publier Si tout n'a pas péri avec mon innocence (POL).

Je porte Parfum Sacré, de Caron, depuis l'âge de 23 ans. La première fois que je l'ai senti, c'est au théâtre, sur une ouvreuse, une fille splendide ! Je ne l'ai pas mis tout de suite, mais depuis je ne porte que ça, je suis sûre que c'est un peu mon signe de fabrique. Il est intense mais pas dérangeant. Les vendeuses me disent souvent que ce n'est pas un parfum de ma génération. L'une de mes sœurs porte aussi un Caron, Nocturnes, mais on ne s'est pas concertées, ça s'est fait comme ça...