La folle allure
Published on November 11 2015
François, 47 ans pour quelques jours encore, se souvient du parfum des automobiles de son enfance. Pas très loin de Bel Ami, d'Hermès, qu'il s'apprête à adopter...
L'un de mes premiers souvenirs olfactifs, ce sont les vieilles bagnoles. La 2 CV évidemment, celle que conduisait ma mère lorsque j'étais enfant, le nez collé au tout petit pare-brise comme la bonne sœur du “Gendarme”.
Imagine un matin d'hiver à la campagne, la plaine sous quarante centimètres de poudreuse. Allée des Noyers, les odeurs fraîches du jour et la voiture qui peine – caoutchouc, ferraille, poussière, moteur, huile chaude… Prendre cette route de cailloux, avec, au bout de la côte qu'on ne savait jamais si on allait réussir à monter, la Nationale.
Je me souviens aussi de la Triumph intérieur cuir qu'avait laissée dans le jardin un copain de la famille. Y entrer avec mon frère, jouer avec le levier de vitesses, faire semblant de la conduire…
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