Tralala, c'est moi !

Published on January 28 2014

© Meadham Kirchhoff

© Meadham Kirchhoff

Il caillait à Paris jeudi dernier lorsque j'ai découvert Tralala dans les salons feutrés de l'Hôtel Castille. Je ne connaissais rien du duo de mode franco-britannique Meadham Kirchhoff qui avait inspiré cette nouvelle fragrance. En revanche, je connaissais un peu la maison Penhaligon's qui orchestrait le projet : mon père met Sartorial, inspiré de l'univers des tailleurs de Savile Row, à Londres, et ma petite sœur porte très bien le bel ambré Cornubia que je lui ai offert il y a quelques années. Mais celui que je connaissais mieux encore, c'est Bertrand Duchaufour, le "nez" de Tralala, l'un de mes maîtres à sentir (aïe, il va détester… ;), qui travaille pour tout ce qui compte dans la belle parfumerie aujourd'hui.

Edward Meadham et Benjamin Kirchhoff savaient très bien de qu'ils voulaient. Collectionneurs de vieux Coty, Guerlain, Chanel, ces créateurs qui se sont rencontrés sur les bancs de la Central Saint Martin souhaitaient un parfum nostalgique et un peu suranné pour embaumer leurs défilés. Un mix de parfumerie très française des années 20, aux notes ambrées et poudrées, et d'accords anglais traditionnels pour escorter sur les podiums leurs broderies main, dentelles fines et cuirs déjantés.

Je dois vous l'avouer, j'adore Tralala. Ce cuir poudré a demandé un an de travail à Bertrand Duchaufour. Son nom parfait marche aussi bien en français qu'en anglais, et son overdose de baumes et d'encens fait de lui un parfum de peau par excellence : "9% en pur de résinoïde, c'est monumental !, s'exclame Bertrand Duchaufour. J'ai dû baisser l'opoponax, je n'étais pas conforme à l'IFRA." Il n'a pas lésiné non plus sur les aldéhydes, qui liftent la composition, depuis les feuilles de violette et le safran, en tête, jusqu'au fond boisé et vanillé. En tête aussi, du davana, bien sûr, la matière première fétiche de Duchaufour, qui apporte une touche liquoreuse au jus. "Pas un parfum sans en mettre", nous confiait-il déjà en 2008 (Plaisirs de Parfums, avec Coco Tassel). "Aujourd'hui pour s'imposer dans la niche, il faut être original, tenace, diffusif et... qualitatif bien sûr !", ajoute le parfumeur. Tralala réunit tout cela, et bien plus encore. Il donne envie d'être porté, tout simplement. Encore et encore…

Tralala, de Penhaligon's. 175 € les 100 ml. En vente à partir du 5 mai.

Published on #Tocade

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