Rafale d'épices

Published on August 13 2012

© Jacques Giaume

© Jacques Giaume

Il faudrait lire Le Figaro plus souvent. Ce lundi 13, sous la plume de Laurence Férat, le quotidien revenait sur la génèse de Musc ravageur, aux Editions de parfums Frédéric Malle.

Très épicé, très troublant, on connaît la bête. Nom provocant, sillage aguicheur, Musc ravageur est un parfum sans fleurs. Signée Maurice Roucel, à qui l'on doit aussi 24 Faubourg d'Hermès et Iris Silver Mist de Serge Lutens, la fragrance est une variation sur le musc. Rien à voir avec ces molécules à l'odeur de lessive qui hantent déjà bon nombre de lancements à l'époque, en 2000. Mais une note animale très sensuelle, qu'a composée le maître de l'épure autour de la vanille, de la cannelle et des baumes.

Pied de nez aux compositions transparentes de la décennie précédente, le sulfureux parfum de peau est vite devenu un classique. Et je le trouve parfait pour arpenter les rues de la ville en été, au grand dam de Frédéric Malle pour qui ce "Shalimar du XXIe siècle" est l'archétype d'un grand parfum d'hiver...

Si, comme moi, les "épices en rafales" de Musc ravageur ne vous font pas peur sous le soleil, tentez aussi Eau lente, Habit rouge, Sables ou Ambre Sultan. Quatre orientaux torrides dont on saura ne porter que quelques gouttes pour éviter la surenchère.

Musc ravageur (2001), de Maurice Roucel aux Editions de parfums Frédéric Malle. 50 ml, 115 €. 100 ml, 165 €. www.fredericmalle.com Et aussi : Ambre Sultan, de Serge Lutens. Eau lente, de Diptyque. Habit rouge, de Guerlain. Sables, d'Annick Goutal.

Published on #Numéros Cinq

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