Action Jo

Published on February 28 2015

Action Jo

C'est fou comme l'ivresse rend bavard. Quand Joanna, 35 ans, me rend visite avec une bouteille de Volnay sans savoir que je m'initie au bourgogne, je ne sais pas encore qu'après quelques verres et bien des rires, on va se mettre à causer parfums...

J'ai toujours peur d'un parfum que je ne connais pas. Quand je vais chez Sephora, je me dis qu'il va y avoir des blockbusters, ça me rassure. Un blockbuster, c'est un parfum qui marche, qui donne confiance, qui séduit. J'Adore de Dior, par exemple. Quelque chose d'intemporel qui dégage une certaine idée de la femme que j'ai envie de paraître, et d'être du coup.
Vers 20 ans et quelque, j'avais une dizaine de flacons. Le parfum sérieux, c'était Chanel N°5. J'ai porté aussi CK One, Champs-Elysées, Flower... Cool Water, j'aimais beaucoup.
Avec un parfum, tu te sublimes toi-même, tu mets des aspects de ta personnalité en exergue. En ce moment, je porte Ange ou Démon, de Givenchy, mais je sens qu'il ne me correspond plus. Ce matin, je me suis dit: "Tu ne fais plus un avec lui." Le parfum, ça doit être comme l'amour, inconditionnel.

Joanna est repartie le lendemain matin, avec L'Ile au thé, d'Annick Goutal (en boutiques le 1er avril), sur lequel elle est intarissable: "Ce parfum, c'est la fougue bienfaisante il respire l'enthousiasme, le printemps, la vie, toutes les fleurs qui se mettent au jour. Il est d'abord candide, il sent le bébé, puis vient une colline avec des herbes froides, les tournesols qui s'épanouissent, le jasmin à fond. Plein de fraîcheur, de vitalité. La note thé complète la fraîcheur. Il sera bien cet été."

Published on #Paroles d'Odeurs

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