Souvent femme varie

Published on August 14 2012

Natacha, 40 ans

"Ah oui !" Exclamation devant le 19 de Chanel, j'avais 18 ans. C'était la plus belle odeur que j'avais jamais connue jusque-là. Deux ans après, Mitsouko de Guerlain. Coup de foudre. J'ai senti, j'ai pris. Alors que souvent j'y retourne, histoire d'être sûre... Quand je l'ai acheté, c'était le parfum de ma vie, mais tu sais comment c'est, la vie...
L'Heure bleue, je n'en ai porté qu'un flacon, je n'ai jamais réussi à me l'approprier, une odeur trop sublime pour moi. Jardins de Bagatelle, Arpège. Y, un chypré vert. Ado, ma mère m'avait offert Beautiful d'Estée Lauder, une erreur : il me filait la migraine, je n'ai jamais terminé le flacon. Féminité du bois. Et puis la rencontre avec Ambre sultan, un soir, dans des Galeries Lafayette bondées. Les poignets d'un duffle-coat parfumés, et le début d'une histoire. Mûre et musc Extrême, Musc nomade.
J'aime les odeurs chaleureuses qui séduisent aussi les autres. Les odeurs d'hiver, boisées, terreuses. Ou fortement fleuries. La tubéreuse. Ténébreuse. Il y a un pouvoir du parfum. Quand je porte Mon Parfum chéri, d'Annick Goutal, les gens viennent me faire des câlins.

Edgar Degas, "Femme nue couchée sur le ventre, la tête entre les bras", Etude pour Scène de guerre au Moyen Âge, 1863-65. Pierre noire sur vélin, 19,3 x 35,5 cm, Paris, musée d’Orsay / © RMN (Musée d’Orsay) / Stéphane Maréchalle

Edgar Degas, "Femme nue couchée sur le ventre, la tête entre les bras", Etude pour Scène de guerre au Moyen Âge, 1863-65. Pierre noire sur vélin, 19,3 x 35,5 cm, Paris, musée d’Orsay / © RMN (Musée d’Orsay) / Stéphane Maréchalle

Published on #Paroles d'Odeurs

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