Published on March 30 2014

© Nivea

© Nivea

Je ne suis pas une dingue de produits de beauté, mais je suis fidèle à certains uniquement à cause de leur parfum. L'Eau Essentielle à l'immortelle de L'Occitane me parle d'été de bon matin, les baumes du Dermophil Indien me rassurent l'hiver, le stick à lèvres de Caudalie me rappelle les saveurs des bonbons Car en sac. J'aime aussi le savon Donge à l'amande amère, la coriandre de Kiehl's, l'univers botanique d'Aesop. Et surtout la crème Nivea que Maman utilise chaque soir depuis toujours, dans son pot bleu et plat, pour démaquiller ses yeux insolemment fardés…

Le parfum est (devenu?) un enjeu essentiel pour la cosmétique, qui peut précipiter un flop ou emmener un produit au top. L'Huile Prodigieuse de Nuxe aurait-elle connu le même succès sans sa fragrance inimitable, devenue depuis un parfum à part entière? "Quand on essaie une crème, on l'étale sur la peau et on sent, dit Aurélie Guyoux, directrice scientifique chez Etat pur. Si on aime son odeur, on a plus envie de se l'offrir". La petite marque de cosmétiques vient d'ailleurs de mettre au point trois nouvelles fragrances pour ses lignes de soins. Un véritable challenge, autant au niveau des ingrédients que de la formulation. Car la marque revendique n'utiliser que des composants en parfaite adéquation avec l'écosystème de la peau.

L'Art du soin de Diptyque prend, lui, des chemins de traverse botaniques. S'appuyant sur les bienfaits supposés d'une "cosmétique infusée", la gamme s'étoffe des produits destinés au visage tous délicatement parfumés. Extraits de lys et de raisin, hydrolat de rose de Damas, poudre de riz et d'argile blanche investissent des voiles légers, des pâtes moelleuses ou des baumes blancs aux allures de cire qui se transforment en huile délicate. Une invitation au plaisir qui pourrait rendre addict.

Et vous, y a-t-il des produits de soin que vous rachetez uniquement pour leurs senteurs ?

Published on #Tocade

Published on March 26 2014

Pas de printemps pour Dzongkha

Cinq choses essentielles au voyage: des boules Quiès, de bonnes lunettes, un après-soleil, un sarong multifonction (paréo, couverture, écharpe, jupe…) et un peu de parfum bien sûr ! Pour mon périple au Vietnam et au Laos cette année, j'avais choisi Dzongkha, signé L'Artisan parfumeur. Mauvaise pioche, hélas ! Pourtant, j'adore les épices et le vétiver de ce sillage inspiré des monts de l'Himalaya ; mais son encens n'a pas retenu l'attention de mon nez. (Sans doute seulement du mien d'ailleurs, puisque deux charmantes Japonaises avec lesquelles je voyageais un jour me demandèrent quel était le nom de mon parfum "mystérieux" ! C'est que j'avais dû en mettre encore et encore pour en sentir la trace fugitive sur les poignets…)

Cette anosmie partielle serait-elle due à la concurrence que cette fragrance bouddhique se livre avec l'encens qui brûle dans les rues ? aux senteurs narcotiques et fleuries flottant au-dessus des jardins ? à tous ces arômes qui s'échappent des plats ? Possible… Car ici, le parfum est partout, et d'abord dans l'assiette.

A Hanoi, faute de temps (et d'argent !), je n'ai pas testé La Verticale, le restaurant gastronomique de Didier Corlou, ex du Sofitel Métropole. Mais j'ai découvert les formules bistrot de ce chef d'origine bretonne installé au Vietnam depuis vingt ans. A deux pas de mon hôtel, j'ai déjeuné chez Madame Huen, l'un de ses restaurants installé dans une ancienne maison coloniale aux murs jaunes et au patio fleuri. Pour une poignée de dollars on se régale d'un menu qui change chaque semaine. Ce jour-là, mention spéciale au dessert, banane gratinée aux fruits de la passion et glace (maison) au riz vert ! Quelques rues plus loin, à la Porte d'Annam, face à la cathédrale d'Hanoi, on découvre les "casseroles" de ce chef voyageur qui expérimente la fusion des épices et des herbes dans de juteuses compositions.

Trois jours plus tard, changement de décor: adieu les deux-roues bruyants et le crachin d'Hanoi, bonjour les tuk tuk et les vélos sous le soleil zen du Laos ! A Luang Prabang, on s'installe sur la jolie terrasse du Tamarind, au bord de la rivière Nam Khan, pour déguster une cuisine inventive et savoureuse. Autour d'un riz vapeur, buffle d'eau et sweet spicy Chili, sauce tomate douce, aubergine délicatement fumée, mix ail-piment-coriandre, petites galettes craquantes au sésame, traditionnel Mok Paa (poisson cuit dans une feuille de bananier), le tout accompagné d'une Lao Beer ou d'un jus d'hibiscus.

Trois excellentes adresses que je ne saurais trop vous recommander si vous veniez à explorer ces contrées. Quant au parfum, faites simple : l'une des quatre nouvelles "eaux contemporaines" de Thirdman devrait parfaitement convenir. L'Eau Nomade, par exemple, réussit un impeccable numéro d'équilibriste entre épices et agrumes, et sait laisser perdurer la fraîcheur. Cardamome, citron et orange sanguine, de quoi bien commencer le voyage...

Eau Monumentale, eau Moderne, eau Profonde, eau Nomade, de Thirdman. 90 € les 100 ml, 165 € les 250 ml, 280 € les 500 ml. En vente chez Liquides à partir du 29 mars.

Published on #En Avion

Published on March 16 2014

Le goût de la fève

Le design de ces tablettes fait envie, non ? Marou, une petite marque de chocolat née au Vietnam de deux parents français (l'un diplômé de Sciences Po et de l'Essec, l'autre venant de la pub), propose cinq crus de luxe qui jouent sur les terroirs. Haute vallée du Dong Nai, collines boisées à l'orée des hauts plateaux de Vietnam, île de Ben Tre, dans le delta du Mékong, province côtière de Ba Ria, ces cacaos plus ou moins corsés possèdent des accents fruités, épicés ou même miellés. Pas encore goûté, mais cela ne saurait tarder...

Published on #En Avion